Paroles de la chanson « Les 4 escales« .
Transcription incomplète mais en bonne voie…
Yec’hed mat !
Les 4 escales
Chanson de marins extraite de l’album
« Croisière autour d’Enez Veur »
par le groupe « SOUS LE VENT DES ÎLES »
Refrain :
Quand le p’tit pont t’as passé
A l’Ile-Grande tu es entré
Pour être Île-Grandais mon gars
Les 4 escales tu feras
Première escale tribord à La Balise
Y’a un _____________________
Quand Pierre te dis « je te sert un p’tit coup ? »
Répond « pour sûr remplis-bien j’boirai tout ! »
… refrain …
Deuxième escale tribord Les Triagoz
A bord prend lame force 3 c’est tout beau
D’mande à Claudine un petit muscadet
Comme des copains c’est un grand qu’elle te met
… refrain …
Troisième escale c’est Les Îles à tribord
Faut affaler car __________________
Chantal te sert le ballon commandé
Une heure après la barrique a vidé
… refrain …
Quatrième escale c’est à tribord toujours
A bord d’La Godille c’est la fin du parcours
T’es à sec de toile bientôt c’est l’ouragan
Et Joss te sert un p’tit coup d’remontant
… refrain …
De Toul Enez retour à Pors Gelin
En louvoyant faudra rentrer bon train
Toutes les escales que t’as faites à tribord
Maintenant mon gars faut les r’faire à babord
… refrain …
Et si par hasard en rentrant sur Lannion
Tu t’aperçois qu’il n’y a plus l’petit pont
C’est qu’Enez Veur avec ce coup de vent
A du se décrocher du continent
… refrain …
… refrain …

Le groupe « Sous le vent des îles » lors de la fête de la mer au port Saint-Sauveur
Groupe « Sous le vent des iles » – Jean-Pierre Le meur
32 rue du port – Ile Grande 22560 Pleumeur Bodou
02 96 91 94 33 – 06 78 84 07 07
Pour une chanson ile-grandaise, … c’en est une ! Et pas besoin d’avoir le pied marin pour faire les 4 escales ! Pour ceux à qui cela aurait échappé les 4 escales son les 4 débits de boissons en activité dans les années 80-90, époque probable d’écriture de la chanson. Et encore, la liste aurait pu être plus longue, tout dépend à quelle époque on se place. Malheureusement aujourd’hui seulement 2 escales subsistent : Les Triagoz et La Godille devenue Le Bout-d-l’île. Dépeuplement ou cure de désintoxe ? Qui saurait le dire avec certitude ?
Souvenirs, souvenirs… : Dans les années 70 il y avait encore « Chez Bodeveur » – à babord à l’angle de la rue Run Losquet et de la rue du Port – avec son boulodrome, là je parle de boule bretonne, pas de jeu de quilles ! Vous savez ? Les grosses boules en bois avec un plomb ! Toujours est-il que l’ambiance, elle, n’était pas plombé : que de vie et de joie de vivre à l’époque dans ce haut lieu de la vie ile-grandaise…! Tiens qu’en est-il aujourd’hui de la boule bretonne ? Faut que je regarde ça.
Dans la rue Run Losquet, à babord en descendant, il y avait le bar-tabac Chez Angèle. Là où j’achetais en douce avec ma cousine mes premières cigarettes fumées en cachette, « P4 » (beurk !) ou Royale Menthol selon le budget. Bon, on s’égare là, revenons rue du Port, deux maisons plus bas après le carrefour, toujours à babord et en saison, il y avait aussi un petit bistrot dont j’ai oublié le nom, moins « repère de marins » que « bande de jeunes » ! « C’est un beau romaaaaannnnn, c’est uuuune belle histoire ! » Les glaces y avaient le goût des vacances et des jours heureux.
Moralité : sans faire de politique à Enez Veur tribord résiste mieux que babord. Curieux ça que tous les lieux de picole de gauche aient disparu… Quoique aujourd’hui il y en a quand même deux de moins à tribord. Nous en sommes donc à deux escales et non plus quatre. Va falloir y rester deux fois plus longtemps…
Sans vouloir faire l’apologie de la picole il y a au moins une chose de bien à Enez Veur, pour ceux que la tournée des bistrots intéressent, c’est qu’il n’est nul besoin de prendre la route à 2 grammes pour rentrer, on peut tout faire à pieds !